La division idéologique du monde en trois, l'un "capitaliste", l'autre "socialiste" et le troisième "sous-développé" ou "tiers-monde", produit de la défaite du prolétariat, tend à consolider et perpétuer celle-ci en détruisant l'unité organique des intérêts et objectifs du prolétariat international.

Même quand cette idéologie est "innocemment" utilisée comme "simple description de la réalité", elle contient de fait la destruction du prolétariat mondial car toutes ces formes d'idéologie présupposent le fait que le prolétariat devrait assumer différentes tâches dans chacun de ces "différents mondes".

Au-delà de ce que ses idéologues soutiennent ou non de manière conséquente (la nécessité d'approfondir la démocratie dans le "premier monde" ou de lutter pour le socialisme uniquement dans ce même "premier monde"; la nécessité d'apporter les réformes politiques ou de faire la "révolution politique", dans le "second monde"; la nécessité de lutter pour la réalisation des tâches démocratiques bourgeoises et pour la libération nationale dans le "troisième"), cette idéologie conduit irrémédiablement le prolétariat à se nier comme classe internationale et signifie pratiquement, sous quelque prétexte que ce soit, la participation aux différentes luttes entre fractions bourgeoises, la participation aux guerres capitalistes pour la répartition du monde.


TH27 : Thèse 27