Le capitalisme, comme système mondial, en développant le prolétariat comme classe mondiale, rend possible le communisme à l'échelle de la planète. Il détermine, dans le même temps, les aspects programmatiques essentiels quant à l'extension de la révolution et au caractère des organes du prolétariat:

      * la révolution communiste (dont les premiers triomphes insurrectionnels se concrétisent forcément dans certaines parties du globe) est nécessairement mondiale: ou elle s'étend ou elle périt!

      Le prolétariat ne peut atteindre ses objectifs à aucun autre niveau, que cela soit la fabrique, la région, le pays ou même un groupe de pays... Aucun type de ce qui est historiquement désigné comme "contrôle ouvrier", "autogestion de la production" d'une ou de toutes les entreprises d'un pays n'implique la destruction des rapports capitalistes de production ni n'est en aucune manière, la voie vers cette destruction. Le communisme, comme mouvement, s'oppose et exclut depuis son origine, le pays, la nation, la lutte nationale. Son développement contient directement l'abolition de toutes les frontières, de toutes les nations.

      * la constitution du prolétariat en un seul corps agissant au niveau mondial implique la centralisation organique qui garantisse les intérêts généraux du mouvement contre tous les particularismes, localismes, immédiatismes, et lutte contre l'idéologie corporatiste, fédéraliste, autogestionnaire qui ne peut bénéficier qu'à la contre-révolution. Ceci est évidemment valable dans tous les organes de classe -associations, parti formel, Etat...- et dans toutes les phases de la lutte -classe dominée, classe dominante-.


TH25 : Thèse 25