France: printemps 2006

Au-delà des banlieues et des bancs d'école

"S'il y avait connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable." Sarkozy, 12 mars 2006

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"C'est justement la question de la violence qui constitue un des éléments essentiels permettant de souligner la différence fondamentale entre les émeutes des banlieues de l'automne 2005 et le mouvement des étudiants du printemps 2006. (...) Les émeutes des banlieues (...) ne sauraient en aucune façon être considérées comme une forme, même approximative, de la lutte de classe." Courant Communiste International, 3 avril 2006

Comme toujours, les ennemis de la révolution poussent au morcellement de notre lutte

Ne tremblons pas pour l'avenir... faisons-le trembler!

Comment ne pas trembler pour l'avenir quand on ressent pertinemment que ce n'est pas notre avenir qui intéresse ceux qui nous le préparent, mais celui de leurs intérêts, de leur taux de profit, de leurs privilèges. Alors, plutôt que de trembler seuls dans leur coin, les prolétaires se rassemblent parfois dans l'espoir de faire trembler à son tour cet avenir tout tracé. Cela s'est passé en France avec une certaine envergure à 4 mois d'intervalle mais tout a été mis en place pour éviter de mettre en évidence l'évidence: dans les deux cas, le prolétariat se défendait face aux agressions de la classe dominante! Et pour ceux qui craignaient que les deux mouvements ne se renforcent mutuellement, il fallait inventer soit que les causes étaient différentes, soit que les moyens devaient l'être.

Et pourtant, comment ne pas reconnaître un mouvement dans l'autre quand il est évident que c'est bien l'exemple des prolétaires des banlieues, qui, en novembre 2005, ne sont pas restés sans réagir face à la répression (deux jeunes électrocutés en fuyant la police) et face aux provocations du gouvernement et de ses représentants (flics et politiciens, notamment), qui aura encouragé certains prolétaires à emprunter une autre voie que celle de la soumission paisible et muette face au CPE, à ne pas reculer devant la première promesse de nos dirigeants.

Comment ne pas reconnaître la similitude de causes? La bourgeoisie est contrainte d'attaquer nos conditions de vie, de rendre notre survie toujours plus précaire, notre avenir incertain, pour assurer son taux de profit. La concurrence acharnée que se mènent les bourgeois ne trouvera jamais de réponse que sur le dos des prolétaires.

Et donc, qu'il s'agisse de bannir certaines couches du prolétariat dans des cités pourrissantes ou d'enfoncer par catégories les prolétaires dans des contrats de travail toujours plus avilissants, c'est bien du même mépris bourgeois que l'on parle, de la même réalité qui permet à cette classe dominante d'embaucher les prolétaires les plus rentables, les plus soumis, et de reléguer les autres. Alors, comment peut-on parler de combats différents? Pour diviser! Pour mieux régner! Ceux qui se sont acharnés à mettre en évidence les différences pour en faire deux luttes distinctes sont les ennemis du prolétariat. Et malheureusement, ceux-là sont aussi dans les rangs du prolétariat, ceux qui reproduisent le discours de la bourgeoisie, ceux qui font de chaque révolte un cas particulier pour éviter que trop de similitudes n'éveillent des ambitions plus révolutionnaires.

La bourgeoisie a compris depuis longtemps qu'elle avait intérêt à nous catégoriser pour ne pas devoir nous affronter tous ensemble. Il est donc important de remettre en avant que toute attaque "sectorielle" est une attaque contre l'ensemble de notre classe. D'ailleurs, il est évident que le CPE n'est pas une attaque seulement contre les jeunes prolétaires en France, mais aussi contre les moins jeunes puisque ce contrat renforce la concurrence entre prolétaires, mais aussi hors de l'hexagone puisque toute dégradation des conditions de travail à un endroit de la planète a des répercutions partout. Toute acceptation par des prolos d'une augmentation de l'exploitation fait pression sur les autres prolétaires. L'étiquette "jeunes étudiants français" a rendu difficile le soutien, le rapprochement avec d'autres prolétaires en lutte. Le pont vers les banlieues était sans doute le plus facile à franchir, il a donc été miné.
 

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La majorité exprime-t-elle nos besoins?

En France et ailleurs

Mars/avril 2006
La majorité a marché
La majorité n'a rien cassé
La majorité a fait confiance aux syndicats
La majorité a voté des résolutions
La majorité ne s'est pas fait réprimer
La majorité pense avoir un peu gagné
Juin/juillet 2006
La majorité a regardé le mondial de foot
La majorité pense avoir perdu de peu
Mars/avril 2007
La majorité ira voter

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La non violence qu'ils prêchent tellement, à qui s'applique-t-elle?

En France et ailleurs

Automne 2005
Des prolétaires détruisent ce qui les détruit
Printemps 2006
Des prolétaires se désolidarisent d'autres prolétaires qui veulent casser
Eté 2006
L'Etat en Israël bombarde le prolétariat au Liban

Tout ce qui a été mis en avant comme différence, entre ces deux moments de lutte, l'a été pour empêcher que trop de jeunes prolétaires n'empruntent des chemins dangereux... pour le capital. La violence prolétarienne, évidente dans les luttes de novembre, a été le point principal sur lequel il fallait intervenir pour éviter que le mouvement ne dégénère, c'est-à-dire qu'il ne génère un autre rapport de force plus frontal.

Tout acte de violence devait si possible trouver son origine hors du mouvement dit étudiant, être le fait de jeunes des banlieues, de jeunes désoeuvrés, de jeunes sans avenir, de casseurs... ou assimilés. Il a fallu toute la force de persuasion des médias, des syndicats, des politiciens, et même de certains ultra-gauchistes pour faire admettre l'idée que le mouvement devait se protéger lui-même, créer ses propres garde-fous pour le maintenir dans un cadre démocratique, citoyen, responsable. Il fallait imposer les concepts de vrai et de faux manifestant. Que les prolétaires se craignent entre eux, voilà bien une des recettes ancestrales de domination de la bourgeoisie. L'appareil répressif de l'Etat serait évidemment là pour nous protéger de nos brebis galeuses et permettre aux gentils prolétaires de moutonner dans des manifestations sans danger... pour la bourgeoisie.

Cette violence qui s'est abattue en automne 2005, était largement médiatisée comme irréfléchie et suicidaire, comme si le vrai suicide n'était pas ce quotidien fait de soumission que l'on masque derrière des apparences, cette violence qui fait se retourner nos entrailles. Au printemps 2006, en opposition, on a largement vanté l'image de la raison face à l'impulsion et cela a servi ceux qui voulaient euthanasier le mouvement dans des AG interminables et stériles qui n'accouchaient de rien de violent mais de ce petit rien qui avait le mérite d'avoir été mûrement réfléchi! Il est évident que c'est en marge des AG que se sont discutés les vrais enjeux de la lutte, et en rupture avec elles que se sont organisées les actions craintes par les représentants de l'ordre et leurs roquets.

Pour continuer le parallèle, quoi de plus efficace que de vendre un mouvement démocratique, jouant le jeu de la représentativité, le jeu des élections, le jeu de la légitimité, le jeu de la responsabilité contre un mouvement anarchique où les individus semblaient incontrôlables, sans leader. Mais qui croit encore que les votes garantissent autre chose que le respect de l'ordre établi? Qui croit encore que les débats médiatiques peuvent faire avancer notre cause? Qui croit encore que les majorités garantissent mieux nos intérêts? Trop de monde si l'on constate la place qu'ont prise ces jeux de dupes pendant deux mois de lutte contre le CPE.

Marcher dans la rue pacifiquement ou occuper respectueusement des bâtiments devenait la règle à suivre et parfois même le but en soi. De temps à autres quelques échauffourées avec les flics nous étaient offertes en spectacle, mais nous savons que ce qu'ils redoutent le plus sont les attaques imprévisibles, décentrées, hors des manifestations encadrées, fruits d'un mouvement qui se radicalise loin des micros et des caméras.

Au travers de ces écueils de la lutte, rapidement brossés, un certain nombre d'entre nous a réussi à se démarquer et c'est grâce à cela que le mouvement a duré si longtemps: par endroits, un irrespect manifeste pour la marchandise s'est exprimé par les pavés, par le feu, par le blocage de la marchandise notamment de la force de travail; de nombreux prolétaires, malgré leur crainte à monter au baston, ont affirmé leur identité de lutte avec "les casseurs"; des tentatives ont été faites pour mobiliser les travailleurs, tout autant concernés que les étudiants par le CPE; le rôle des syndicats et de leur SO a été mainte fois pointé du doigt, tout comme les manipulations médiatiques et les provocations policières; il était assez évident pour beaucoup que le mouvement qui se disait anti-CPE contenait bien plus qu'une simple remise en question d'une réformette (le drapeau anti-CPE était l'arme pour pouvoir mettre le mouvement en berne), mais aussi la critique de toute forme de travail, d'exploitation, ce qui a ouvert certains yeux à une perspective révolutionnaire.

Pour les représentants de l'Etat, il n'y avait d'issue que dans l'épuisement du mouvement puisqu'ils avaient épuisé leurs propositions de réforme. Et cela a marché! Les deux moments de lutte que nous avons mis en parallèle ont précisément ce point en commun: celui de s'être éteint presque du jour au lendemain sans même que la bourgeoisie n'ait réellement fait de concession. Si nous espérons gagner un jour, il nous faudra aller beaucoup plus loin!

Pour le feu de la révolte, pas d'alternative: l'étendre ou l'éteindre!

Détruisons ce qui nous détruit!

Crève la démocratie!

Vive les minorités déterminées!

Vive la révolution!


Quelques instantanés de la lutte

 

C'en est trop, et même si nous n'avons pas assez de couille (comme dirait l'autre) pour engager une lutte armée, persiste dans nos esprits l'idée d'une Révolution qui devra bien avoir lieu un jour ou l'autre.

publié sur le site des Occupants de la fac d'Avignon le 16 avril 2006

 

Réapproprions-nous la vie et préparons l'avenir en développant et renforçant des liens entre prolétaires, en constituant des réseaux de résistance invisible, en dehors et contre toute médiatisation, en dehors de tout parti de gauche ou de droite, de tout syndicat, de toute association démocratique, de toute ONG... pour rendre possible le seul futur humain qui puisse mettre un terme définitif à cette horreur qui semble sans fin: celui de la destruction de l'Etat par l'insurrection prolétarienne généralisée!

Prolétaires en avant


 

TOLERANCE ZERO

POUR CEUX QUI

BRULENT NOTRE AVENIR!

NON AU CNE/CPE!

 

Le risque c'est que cette crise s'étende dans la durée. Cela donnerait alors la possibilité d'agir à des groupes de casseurs vraiment structurés.

Frédéric Lagache, secrétaire national du syndicat policier "Alliance" - Le Soir 29-03-2006

CESSONS DE RECLAMER
UN EMPLOI STABLE POUR CHACUN!
(même s'il arrive à tout le monde
de chercher du boulot ou de l'argent)

QUE LA CRISE S'AGGRAVE!

QUE LA VIE L'EMPORTE!

Les occupants du Centre d'Etude des Modes d'Industrialisation (à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, bd Raspail à Paris) constitués en Comité Pour la Désindustrialisation du Monde entre l'aube du 21 mars 2006 et le milieu de la nuit suivante.


 

Contre les emplois précaires, et après?...

Dire non au "contrat premier embauche", au "contrat nouvelle embauche" ou autres emplois précaires de merde est un strict minimum. Mais pourquoi en arriver à quémander à l'Etat des emplois "stables", des CDI? Pour être indéfiniment exploité? Car revendiquer un emploi stable ou autre, c'est en appeler à sa propre servitude, à son propre asservissement au quotidien. C'est accepter les conditions de l'exploitation capitaliste avec son régime du salariat et son droit au travail. C'est accepter de se vendre moyennant un salaire que de signer un contrat de travail, de se transformer en chose ou en numéro de matricule au service du capital et de la haute bourgeoisie, de son Etat "public" et de ses entreprises "privées", bref c'est accepter de ne plus s'appartenir et de devenir étranger à soi-même. (...)

Texte anonyme trouvé à l'université Paul Valéry de Montpellier

 

Dans le domaine de l'offre locative le président de l'UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière), Jean Perrin propose la création d'un nouveau bail, à loyer maîtrisé, calqué sur le modèle du CNE(Contrat nouvelle embauche). Ce nouveau bail serait d'une durée de deux ans, avec la possibilité pour chacune des parties d'y mettre fin pendant les deux premières années avec un préavis de trois mois, incluant une libération sans autre procédure.

30 septembre 2005 (site de l'UNPI)

 

Retrait ou amélioration du CPE? Nous, on en a rien à foutre! Nous n'avons rien à négocier, rien à quémander à ce gouvernement ou à un autre. Aucune revendication! Nous combattons et voulons abattre le système, le capitalisme, dont ils assurent la gestion. Abolissons le capital, l'Etat, la valeur, l'argent, le salariat, les classes et tout le reste.

Comité pour Répandre l'Anarchie et Vivre le Communisme

 

"Je couvre des manifs depuis 15 ans, et je n'ai jamais vu une telle haine" commente un photographe, qui dénonce une violence "gratuite" pas uniquement dirigée vers les journalistes. (...) Lors des émeutes de l'automne déjà, des équipes de télévision avaient été agressées après avoir été traitées de "télés Sarkozy."

AFP ­ 29 mars 2006

 

Le prétexte des vols de portables a été utilisé pour charger des manifestants à capuche, signe de leur provenance de banlieue. Les lascars sont devenus l'ennemi pour le SO CGT qui s'érige en véritable milice à l'intérieur de nos défilés, collaborant avec la police qui bloque les trains de banlieues et sélectionne au faciès ceux qui ont le droit de manifester. Le banlieusard ne peut donc pas manifester à Paris et s'il parvient à le faire le SO CGT le lui fera regretter.

lundi 3 avril 2006


 

Les bureaucraties syndicales ne rêvent que de s'asseoir à la table des négociations et craignent d'amplifier un mouvement qu'ils ne pourraient contrôler. La seule réponse est alors le raidissement et l'inflexibilité. Nous n'avons rien à négocier, rien à quémander, rien à améliorer. Si l'Etat, et nos conditions de vies sont de plus en plus durs, nos réactions doivent l'être aussi. Il ne peut y avoir de mouvements sociaux sans affrontement. Nous ne réclamons pas plus de travail, nous voulons récupérer nos vies. Nous ne voulons pas régler, rendre acceptables les antagonismes de classes mais s'en servir pour les faire péter définitivement.

Quelques travailleurs, précaires et chômeurs

Nous ne devons pas rester assiégés dans une forteresse anti-CPE car avec le temps qu'il gagne le pouvoir va nous isoler (...) En ce sens nous pensons qu'il faut éviter toute confrontation directe avec les forces répressives, nous pensons qu'il faut les ridiculiser... Montrer que si eux sont gardés, nous, sommes mobiles.

Le 23 mars 2006, Comité chômeur précaire étudiant/tendance ni CPE ni CDI

 

Nous sommes en guerre, le vieux monde et ses séquelles, nous voulons les balayer, nous n'avons rien à y défendre, rien à sauver, tout à détruire! Nous voulons construire autre chose... une société où serait aboli, l'argent, le salariat, la valeur, l'Etat... c'est un bon point de départ pour ébaucher des trucs ensemble.

incivils@freesurf.fr


 

Le rectorat ne fait pas dans la nuance: l'oeuvre serait celle "de casseurs, de voyous, d'anarcho-syndicalistes qui veulent la révolution mondiale" et auraient "complètement débordé les plus pacifiques".

Libération.fr ­ 13 mars 2006


 

CNE-CPE

UN CLASSIQUE DU CAPITALISME

 

Ça bouillonne et ça s'organise. On finit par se dire que l'on peut aussi bien faire des choses sans forcément attendre l'aval épuisant de tou-te-s, que l'on peut aussi parler véritablement en dehors des débats et des AG.
Ce qui se constitue, en ce moment, c'est la puissance du débordement. Les ressorts d'action syndicaux s'épuisent, on perd le goût de la manif plan-plan où même les chansons bien trouvées ne suffisent plus. On perd le goût des slogans mille fois répétés, des tracts mille fois distribués. On perd la curiosité pour les motions, pour les subtilités qui ont amené aux choix de parcours; les AG apparaissent dans leur vacuité, leur tristesse formaliste. Alors, évidemment, cela dégénère, comme illes disent. La parole se fait plus rêveuse, les actes se font plus déterminés. Les beaux cortèges bien rangés se disloquent, les tracts non-tamponnés se multiplient. Cela démarre vers l'incontrôlable.
 

Kamo, 27 mars 2006

Quelques mots d'ordre apparus lors du mouvement

C comme chômage P comme précarité E comme exploitation - Contrat Plein d'Emmerdes - Couillonné Par l'Etat - Crevez Pour Eux - Cadeau Pour Exploiteur - Citrons Pressurés Essorés - Champagne Pour l'Elite - Cacahuètes Pour Etudiants - Contrat Pour Esclavage - Cocktail Pour Emeutes - Cherche Pigeons à Embaucher - Contrat Pour l'Enfer - Casting Pour Esclaves - Contrat Pour Extraterrestres


 

Notre tract

Camarade, frère, kayera

Nous savons tous que si nous sommes dans la rue ce n'est pas contre le CPE, contre tels ou tels loi, ministre ou gouvernement mais pour lutter contre la bête capitaliste et tous ses défenseurs.

Les bourgeois veulent nous faire croire que l'affrontement se passe entre "casseurs" et flics, alors qu'il s'agit de la lutte des exploités contre tous les patrons et leurs défenseurs.

Si nous descendons dans la rue, il est clair que l'Etat y descend aussi avec ses flics, ses syndicats, ses élections, sa gauche et ses gauchistes, ses jaunes, ses mots d'ordre démobilisateurs, ses journalistes, ses arrêts de travail bidon Tous ces encadrements forment une véritable camisole de force qui étouffe notre rage.

Pour que le mouvement aille plus loin, nous avons tous intérêt à le diriger contre ceux qui l'enterrent dans des impasses moutonnières.

Se contenter de s'organiser en-dehors du cirque syndical et électoral ne suffit pas. Il faut le saboter ouvertement et dénoncer tous ces salopards pour ce qu'ils sont réellement, les pires ennemis du mouvement, nos plus implacables ennemis.

Syndicats = flics du patronat!

Organisons-nous en dehors et contre eux!

Ne nous laissons plus isoler du reste du mouvement par les syndicats qui nous poussent à des affrontements inégaux avec les flics.

Sabotons leurs mots d'ordre de merde, leurs "journée d'action" bidon, leurs rassemblements moutonniersqui nous conduisent inévitablement vers la défaite et empêchent véritablement l'extension du mouvement.

Camarade, frère, kayera nous sommes tous les casseurs de cette société à l'agonie, nous voulons tous la fin de l'esclavage salarié.

GCI, le 4 avril 2006


CE59.3 France: printemps 2006.

Au-delà des banlieues et des bancs d'école