La guerre que la coalition dirigée par les Etats Unis mène en Irak se déroule aussi ici, en Europe, en Australie, aux Etats-Unis, au Mexique, en Indonésie... Les attentats de Madrid ont confirmé cette réalité: Madrid c’est Bagdad, tout comme demain n’importe quelle métropole européenne ou américaine peut devenir Bassora ou Fallouja. Dans ce monde, il n’y a pas d’innocents et, objectivement, les habitants de pays dont les Etats massacrent aux quatre coins du globe ne sont pas considérés comme tels. L’imposant massacre de prolétaires à Madrid aura été nécessaire pour que certains prolétaires de ce pays assument cette brutale réalité et descendent dans les rues pour se battre contre leurs oppresseurs, contre ceux-là même qui les envoient à la guerre et les contraignent à y participer à l’arrière (par le travail, le vote, les impôts...), en hurlant cette terrible vérité: “C’est vous qui faites les guerres, et c’est nous qui comptons nos morts”.

Récemment, lorsque le terrorisme que “nos” bourgeois et “nos” Etats font régner partout a frappé de manière indifférenciée nos frères de Madrid, des fractions du prolétariat en Espagne et dans d’autres pays d’Europe ont retrouver leur terrain de classe en luttant contre ceux qui nous/les envoient mourir et tuer pour la défense des intérêts des bourgeois du monde entier. Il ne s’agit pas de changer de gouvernement, ni d’opposer la paix bourgeoise à la guerre, la paix n’est jamais qu’un moment de la guerre. D’ailleurs, nous savons ce que valent les promesses des “socialistes” d’Espagne (faut-il rappeler la promesse de rupture avec l’OTAN qui n’eut jamais lieu et qui constitua le centre de la campagne de ces mêmes socialistes, il y a plusieurs dizaines d’années ?). S’ils ont retiré les troupes d’Irak, c’est par peur de nous, les prolétaires, parce qu’autrement ils n’auraient pas pu gouverner. Aujourd’hui même, l’Etat espagnol demeure une pièce importante de la répression internationale dirigée depuis la Maison Blanche : il envoie du matériel anti-émeute, des véhicules et des troupes en Amérique Latine et il démontre les capacités répressives de ses flics en ex-Yougoslavie, en Afghanistan... Si on ne se bat pas contre eux aujourd’hui, demain ils retourneront en Irak avec plus de flics, avec une plus large couverture humanitariste et avec le petit drapeau de l’ONU, cachant mal qu’il s’agit en fait de légitimer la même guerre, la même répression.

Des groupes de prolétaires déterminés sont descendus dans les rues pour dénoncer le fait que les morts faits ici le sont par la faute des massacres perpétrés par “nos” bourgeois, par “nos” Etats et blocs impérialistes; ce faisant, ces prolétaires nous disent également que la guerre en Irak est aussi ici, que dans leur vie de tous les jours les prolétaires choisissent pratiquement entre se solidariser avec l’économie nationale de leurs bourgeois et participer ainsi de fait aux massacres de nos frères de classes dans le monde entier, ou au contraire, descendre dans la rue pour lutter contre leurs propres bourgeois, pour exercer la violence révolutionnaire afin d’arrêter les guerres assassines que font “nos propres” Etats partout dans le monde.

Nous n’attendrons pas qu’ils continuent de massacrer des prolétaires en Irak et dans “nos villes” pour nous battre “ici et maintenant” contre la guerre. Le capitalisme développe en permanence ce terrorisme contre l’humanité. Le sang des prolétaires est le carburant qu’utilisent “nos” économies nationales, “nos systèmes” démocratiques, pour se perpétuer.

luttons contre la guerre

“ici et maintenant” !

contre “nos” bourgeois,

contre “nos” économies nationales,

contre “notre” propre etat gendarme et sous-gendarme !

pour la révolution communiste !

 

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Sur les attentats et la mort

de prolétaires à Madrid

 

Nous avons reçu et nous publions

Nous reproduisons ci-dessous un tract suivi de l’analyse qu’en a fait un camarade. Ces deux documents expriment bien les positions des prolétaires qui luttent en Espagne contre les différentes forces et idéologies bourgeoises.

La guerre que se livrent entre elles les différentes fractions bourgeoises est, bien au-delà de leurs intérêts immédiats, une guerre contre le prolétariat dont le butin consiste à conquérir le droit de dominer et d’exploiter le prolétariat d’une zone géographique déterminée. Les différentes couvertures idéologiques adoptées par chaque clan bourgeois (“défense de la démocratie et de la nation”, “résistance anti-impérialiste”, “guerre sainte”, “défense de la légalité internationale”, “lutte de libération nationale”, etc.) est un voile de fumée qui cache (indépendamment de la conscience que peuvent en avoir ou non ceux qui participent au conflit interbourgeois) un mécanisme d’intégration, de captation et de mobilisation du prolétariat en défense de la fraction bourgeoise de service. Avec des mots d’ordre tels que “pour la démocratie”, “pour l’Islam” ou “pour la patrie”, ces différentes fractions nous mènent à l’abattoir contre nos propres frères de classe. C’est pour cela que la guerre qui oppose, de manière circonstancielle et alternativement, deux ou plusieurs fractions impérialistes (chaque fraction, chaque atome de capital est impérialiste, car le capitalisme puise sa raison d’être dans la production et la circulation de marchandises, dans le bénéfice et donc dans différents capitaux en compétition pour un marché, pour les matières premières, pour une zone géostratégique, etc.), et qui conduit à la mort des millions de prolétaires, ne concerne les intérêts du prolétariat que sur un seul point: combattre de la même manière toutes les fractions bourgeoises, en commençant bien sûr par la “nôtre”, en attaquant et sabotant “nos” propres exploiteurs, “notre” propre économie nationale, en combattant “nos” propre employeurs et politiciens, et pour finir, en attaquant et sabotant tous les secteurs qui d’une manière ou d’une autre, entretiennent cette folie (syndicats, ONG...). Les conditions de survie du prolétariat mondial s’homogénéisent peu à peu. De la même manière que les “crises” de dévalorisation du capital dont on nous rabâche les oreilles (nous ne croirons à la “crise” que lorsque nous commencerons à voir les industriels se suicider) se rapprochent lentement “des pays riches” (voyez la riche Argentine, la locomotive allemande, les licenciements massifs, les restructurations et “délocalisations” aux Etats-Unis, en Europe...), le champ de bataille sur lequel la bourgeoisie règle ses comptes est en train —il ne pouvait en être autrement— de s’étendre et de se rapprocher du “monde libre” des démocraties. Aujourd’hui plus que jamais, la nécessité de détruire le capitalisme pour simplement assurer notre existence est une évidence. Aujourd’hui plus que jamais, soit on en finit avec le capitalisme, avec la dictature de l’économie et toutes ses fractions réunies, soit c’est le capitalisme qui aura raison de nous, en tombant d’un échafaudage, en nous noyant lors d’une tentative pour émigrer, en nous faisant dévorer par un cancer, ou en nous faisant tout simplement mitrailler. A Bagdad, Casablanca, Moscou, Gaza, Belgrade, Grosny, Jérusalem, New York, Kabul ou Madrid, la bourgeoisie se remplit les poches et nous, nous donnons nos vies. La seule lutte qui nous incombe c’est la lutte de classe, la seule unité qui existe c’est celle de la bourgeoisie mondiale contre le prolétariat.

Terreur contre les assassins de prolétaires,

contre toutes les fractions bourgeoises!

Guerre aux charognards du ruban bleu ou noir,

à tous les défenseurs de la “paix”

dans le cauchemar capitaliste.

Aucune tolérance

vis-à-vis de la dictature de l’économie,

de la démocratie.

Pour la dictature de nos besoins.

Pour le communisme.

Prolétaires du monde entier, unissons-nous!

 

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A propos des protestations

qui ont suivi les attentats de Madrid

et les difficultés du prolétariat

à se reconnaître comme classe.

Un camarade nous écrit

“Le jeudi 11 mars à 7h35 du matin, trois trains chargés de marchandises prolétariennes se dirigeant vers “leurs” lieux de travail ou d’étude explosaient à Madrid. Presque 200 morts et 1.500 blessés ou estropiés. La bourgeoisie a immédiatement cherché à tirer parti du sang prolétarien. L’ensemble des médias bourgeois, conseillés par le Ministère de l’Intérieur, attribuèrent ces attentats à l’ETA. Une première analyse faisait douter de la responsabilité de l’ETA (le fait qu’il n’y avait pas eu d’avertissement et le caractère indiscriminé de l’attentat), même s’il est certain que dans la guerre contre l’Etat espagnol, l’embryon d’armée étatique qu’est aujourd’hui l’ETA est passé par toutes les phases propres à la guerre interbourgeoise (trêve, négociation, libération de prisonniers, amnistie...), ce qui comprend évidemment les “dommages collatéraux”. Pour différentes raisons, accuser l’ETA facilitait la tâche de l’Etat à l’heure de l’appel à l’unité nationale: d’un côté, cela déblayait le terrain pour des mesures judiciaires qui, grâce à l’excellente excuse de l’ETA, permettent de dominer plus efficacement le prolétariat (Loi des partis et associations, qui permet l’interdiction des associations sympathisant avec “le terrorisme”; Loi du mineur, qui durcit les peines contre les mineurs –et qui affecte plus spécifiquement les prolétaires qui sont le plus dans la merde: immigrants, “marginaux”...–, une loi approuvée qui vise à poursuivre “la violence de rue pro ETA”), et d’un autre côté, cela permettait à la “fraction” bourgeoise dominante, dont la position est plus “centraliste”, de décrédibiliser d’autres “fractions” plus “décentralisatrices”(1), et de renforcer ainsi l’unité nationale, indispensable au maintien de la paix sociale. C’est pour ces raisons que l’option consistant à rendre responsable l’ETA a été choisie par le gouvernement et par les médias. Cependant des élections politiques devaient avoir lieu trois jours plus tard et au moment des attentats les partis en campagne étaient dans la dernière ligne droite. Sur le plan électoral, la responsabilité des attentats attribués à l’ETA profitait clairement au gouvernement, au PP, dont elle cautionnait la ligne “plus centraliste” et ce, au détriment du PSOE qui, vu les magouilles internes et les pactes avec les nationalistes catalans (ERC), était poussé vers une politique “administrative plus décentralisée” (2). C’est dans ce contexte, et bien que les partis politiques aient déclaré leur campagne terminée et qu’ils aient tous insisté sur “la citoyenneté” et l’ “unité contre le terrorisme”, que chaque “fraction” a cherché à tirer parti de l’attentat. Ainsi, les médias du groupe Prisa (El País, SER, Canal+), proches du PSOE, contredirent les informations catégoriques du Ministère de l’Intérieur et commencèrent à donner des informations visant directement le “terrorisme islamique”(3). Les preuves de plus en plus évidentes du fait que l’ETA n’avait rien à voir avec cet attentat  décidèrent un grand nombre de gens à descendre dans la rue et à se rassembler devant le siège du PP dans plusieurs grandes villes dont Madrid, Barcelone et Valence, le soir du samedi 13, en pleine journée de réflexion électorale. Ici il est nécessaire de faire une analyse de classe de ces protestations. Comme toujours, pour envisager une perspective classiste et révolutionnaire dans le contexte de lutte de classes, il faut observer le mouvement réel, les réels intérêts en jeu et non ce que les prolétaires écrivent sur leurs pancartes. C’est en tant que “citoyens” atomisés, indignés de la “manipulation gouvernementale”, et non en tant que classe, que les prolétaires protestaient plus ou moins pacifiquement (il y eut des “cacerolazos” —concerts de casseroles— ici aussi). Cependant, conséquences de l’invariant antagonisme de classes, contraint par son être, par sa réalité, le prolétariat devine, ressent, même s’il réagit encore comme “citoyen”, que ses intérêts s’opposent à ceux du gouvernement, il condamne le système (quand un prolétaire dit que “ce monde est un monde de merde”, même sans perspective de transformation, même comme indignation vide, même comme “citoyen”, il condamne de fait l’ordre actuel des choses!) et il esquisse vaguement l’antagonisme de classe (“Vos guerres, nos morts”). Il en est de ces protestations comme de n’importe quelle lutte dans le monde: il s’agit encore de “condamner” des gouvernements, des présidents, des “manipulations”, etc. C’est la conséquence de l’action clé de la contre-révolution social-démocrate. L’auto-reconnaissance et la constitution du prolétariat en classe, aux intérêts autonomes et antagoniques à ceux de la classe ennemie, la bourgeoisie, constituent la base sur laquelle repose le programme historique de notre classe. Naturellement, la bourgeoisie incarnée dans la social-démocratie, s’emploie (il en va de sa survie!) à récupérer l’antagonisme social et à le canaliser vers les voies citoyennes, pacifistes, syndicalistes, nationalistes, indigénistes, politicienne²s,etc (“offensives neolibérales”, “peuples opprimés”, “gouvernements corrompus”, “non à la guerre”...). On ne peut s’empêcher de comparer ces protestations avec les protestations contre la guerre en Irak, et ce pour d’évidentes raisons de proximité temporelle et de méthode utilisée par la bourgeoisie pour les canaliser. Cependant, il nous paraît essentiel de souligner une différence qualitative très importante. Dans les protestations contre la guerre en Irak, le prolétariat a été mobilisé par les médias et la social-démocratie qui utilisaient l’argument de la légalité ou non de la guerre (exactement comme la classique dichotomie fascisme-antifascisme) et qui ont amené ces protestations sur le plan de l’ “indignation démocratique”, avec les couleurs typiques du philanthropisme imbécile de la gauche du capital. Par contre, lors des protestations (toujours citoyennes) qui ont suivi les attentats de Madrid, ce n’est pas un quelconque sentiment “humanitariste” ou caritatif qui a fait bouger le prolétariat ; il a senti, de manière très claire, que sa propre vie était en jeu, qu’elle s’opposait à “comment tout cela avait été monté”, il a perçu de manière diffuse la relation directe entre le prolétariat massacré en Irak et lui-même, et tout cela, nous le répétons, sous la néfaste influence social-démocrate.

Nous, les minorités classistes, nous devons avoir suffisamment de lucidité pour voir dans ces déprimantes “protestations” citoyennes et dans les faibles luttes prolétariennes de par le monde, la conséquence de l’action contre-révolutionnaire de la social-démocratie, et nous devons la combattre théoriquement et pratiquement pour ce quelle est: la récupération bourgeoise empêchant l’auto-reconnaissance et la constitution du prolétariat en classe.”

 

 

NOTES

1-   Nous pensons qu’il est même ici exagéré de parler de fractions bourgeoises dans l’Etat espagnol. La bourgeoisie, que l’historiographie bourgeoise caractérise de “nationaliste” ou “indépendantiste”, a toujours joué un rôle extrêmement important dans le renforcement de l’Etat espagnol. Le fait qu’au début du 20ème siècle, des mouvements politiques “séparatistes” de la bourgeoisie catalane et basque se soient constitués, est dû à l’affaiblissement total de l’Etat espagnol sur la scène internationale (en 1898, l’Etat espagnol perd sa dernière colonie : Cuba). Cet affaiblissement confirme les bourgeoisies plus développées dans l’opinion que l’Etat espagnol n’est plus qu’un frein (le régime espagnol est encore fortement contrôlé par des vestiges de “féodalité” tels l’Eglise et la grande bourgeoisie latifundiaire). Ce sont ces différences logiques entre “bourgeoisie centrale” et “bourgeoisie périphérique” qui créent les “nationalismes” basque et catalan. Pour le reste, la bourgeoisie nationaliste catalane qui luttait au nom du “progrès” contre “l’Espagne réactionnaire” n’hésita, ni à réclamer l’intervention des forces répressives “espagnoles” pour massacrer le prolétariat “catalan” combatif, ni à soutenir et bénir le régime de Primo de Rivera. De même, avec l’avènement de la 2ème République espagnole en 1931, le leader nationaliste catalan Macià renonçait à “l’Estat Català” pour “sauver l’Etat central”. Les bourgeoisies nationalistes n’oublient évidemment jamais leur ennemi historique, le prolétariat, et le prolétariat “basque” tout comme le prolétariat “catalan” ont été l’un et l’autre, combattus et mitraillés au nom de la défense de “l’unité nationale” basque et catalane, avec la bénédiction de personnages comme Companys. En juillet 1936, lorsque l’armée se soulève pour contrer l’avancée irrépressible du prolétariat, la bourgeoisie nationaliste, de pair avec les “socialistes” et les républicains, fit tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher (logiquement) le prolétariat de prendre les armes dans les casernes, déblayant ainsi le terrain pour l’armée. Plus récemment, lors de la dite “transition” démocratique, le PNV (Parti Nationaliste Basque) et le CIU (nationalistes catalans) ne virent aucun problème, bien au contraire, à s’allier à ce rempart de l’unité espagnole qu’est la monarchie bourbonienne espagnole, héritière du régime franquiste et qui avait si bien contenu le prolétariat pendant 40 ans. Et aujourd’hui, le fameux “Plan Ibarrexte” et toutes les propositions de réformes statutaires aux couleurs “décentralisatrices” ne constitue qu’une tentative pour faire passer l’unique “autodétermination” que comprenne et accepte la bourgeoisie : l’autodétermination pour réprimer, exploiter, défaire et enfermer le prolétariat (contrôle de l’éducation, du pouvoir judiciaire ou des impôts). Les bourgeoisies nationalistes basque et catalane ont toujours parfaitement su où était leur ennemi.

2-   Qu’il soit clair que nous nous exprimons ici avec le “langage bourgeois”, vu que les différences entre le PP et le PSOE, ou quelque autre parti politique aspirant à la gestion de la dictature du capital, n’existent simplement pas. Le PSOE est le parti qui a le plus trompé le prolétariat “espagnol”. Sans même remonter à l’époque de la 2ème République, où l’alliance républicano-socialiste assassine et enferme le prolétariat, l’entrée du PSOE au gouvernement en 1982 est indispensable à la bourgeoisie parce qu’aucun autre parti politique n’aurait pu implanter aussi aisément, avec la complicité des syndicats, les réformes dont l’économie espagnole avait besoin dans les années ‘80 pour s’adapter au marché européen, et tout ce que cela impliquait d’attaques contre les conditions de vie du prolétariat (reconversions industrielles, flexibilité du marché du travail). Faut-il ajouter que c’est également sous le gouvernement “socialiste” qu’agirent les escadrons de la mort du GAL ?

3-   Il n’existe évidemment pas de médias bourgeois “plus manipulés”, “pires ou meilleurs” que d’autres, ils agissent simplement en fonction de leurs intérêts. Que cette fois, ce soient la SER ou El Pais qui aient été “plus proches de la vérité” sur le thème de la guerre en Irak ou des attentats de Madrid, signifie simplement qu’ils défendaient une réponse plus adéquate aux intérêts qui étaient en jeu à ce moment-là. Pour cela, naturellement, ils peuvent aussi mentir. La SER, par exemple, a maintenu “qu’on avait retrouvé les restes possibles de terroristes suicidés” dans les trains de Madrid, ce qui était faux.


CE 57.1 Sur les attentats du 11 mars 2004

à Madrid