Excédentaires. Telle est la caractéristique principale des prolétaires en temps de crise. Du point de vue du capital, ils sont excédentaires. En trop. On ne sait plus qu'en faire. Le chômage grimpe et on en fait baisser les chiffres par toutes sortes de mesures administratives ou répressives, mais la réalité est là: le monde de l'argent ne sait plus quoi faire de ces paquets de prolétaires qui cherchent à vendre leurs bras sur un marché du travail où l'offre est énorme, mais la demande quasi inexistante.

Le capital surproduit des capitaux. La marché mondial déborde d'immenses sommes d'argent à investir, mais les capitalistes éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un endroit, un secteur qui permette de les valoriser. Grands travaux, réformes, fusions de grandes entreprises, «new deal», rien n'y fait... il y a trop de marchandises. Et la marchandise force de travail elle-même, source de valeur indispensable pour ceux qui exploitent, est en surnombre. Oui, les prolétaires sont de trop.

Ils étaient de trop en 1870, et la guerre éclata entre la France et l'Allemagne...

Ils étaient en trop dès 1905, et quelques années plus tard la guerre de 1914 embrasait une nouvelle fois le monde...

Ils étaient toujours de trop dans les années '30, et en 1939 c'était reparti, 60 millions de prolétaires excédentaires à la boucherie...

Engorgée de capitaux depuis le milieu des années 1970, la crise de la société actuelle n'en finit pas de hoqueter des guerres, comme autant de petit répits gastriques avant les grands rejets sanglants. Il y a trop de capitaux, trop de moyens de production, trop de concurrents, trop de marchandises,... trop de prolétaires.

On rétorquera que du point de vue de l'homme lui-même, il n'y a pas trop de marchandises, il n'y a pas surproduction de choses, puisqu'une bonne partie de l'humanité continue à crever de faim... C'est vrai, mais nous avons pris ici le point de vue de l'économie, de la recherche de profit, de la valeur qui doit engendrer de la valeur, de l'argent qui doit faire de l'argent. Nous avons pris le point de vue qui nous est imposé par la dictature du capital, et ce point de vue ne s'intéresse nullement aux besoins de l'être humain.

De ce point de vue donc, en temps de crise, le prolétaire est excédentaire.

Mais que faire de ces masses en surnombre? C'est bien là le problème de l'Etat capitaliste. Des chômeurs, il n'en veut pas.

On l'a dit, il y a la guerre. Mais tant qu'elle n'a pas détruit de manière massive et généralisée, elle crée plus de problèmes qu'elle n'en résout. La situation des réfugiés par exemple démontre jusqu'à la caricature le caractère excédentaire de l'homme lorsqu'il n'a ni richesse, ni possibilité de vendre sa force de travail.

Pour imager cette réalité, nous nous bornerons à prendre deux exemples distincts dans le temps et l'espace: la Yougoslavie actuelle et la Grande-Bretagne d'avant la guerre '40-'45.

* * *

Premier mouvement -

Aujourd'hui: des fantômes aux portes de Belgrade...

Au Kosovo, dès qu'il s'est agi de s'occuper des centaines de milliers de prolétaires qui fuyaient les bombardements de l'OTAN, la terreur des militaires serbes et les enrôlements de l'UCK, il n'y avait plus personne au balcon.

Oh! bien sûr, l'OTAN avait besoin d'images de détresse pour alimenter ses propres buts guerriers, et elle ne s'est pas privée de faire la publicité de ces longues queues de réfugiés jetés sur les routes ou d'insister sur les quelques centaines de kosovars accueillis temporairement en occident. Mais derrière le spectacle, tout le monde a bien vu l'embarras général d'une société incapable de répondre à long terme aux problèmes rencontrés par des centaines de milliers de personnes à la recherche d'une possibilité de survivre.

Les milliers de prolétaires souffrant dans les camps au sortir du Kosovo, c'est intéressant pour l'image de propagande dans l'album souvenir des justifications de l'OTAN, mais comme masse de bras tendus vers le marché, c'est l'enfer!

Personne n'en veut: les frontières de l'Albanie et de la Macédoine se ferment ou laissent passer au compte-goutte, les pays occidentaux fixent des quotas d'accueil et insistent sur le fait qu'il faut renvoyer tout ce beau monde au Kosovo avant l'hiver (1), les réfugiés s'entassent dans des camps et on leur barre l'accès des villes...

Et c'est la même chose dans l'autre camp, en Serbie. Après avoir qualifié de «résistants» et de «patriotes» les prolétaires serbes qui s'étaient tout simplement retrouvés coincés au Kosovo pendant les pogromes de l'armée serbe contre les prolétaires kosovars, voilà maintenant qu'avec les accords de paix et l'arrivée de l'UCK, l'Etat serbe traite de lâches cette même masse de prolétaires qui, par crainte des représailles de l'UCK à leur encontre, n'a plus d'autre solution que de remonter sur Belgrade.

Des masses de prolétaires serbes immobilisés sous les bombes au Kosovo, c'est intéressant pour les statistiques dont Milosevic a besoin pour vendre l'image d'une guerre patriotique, mais les mêmes bloqués à l'entrée de Belgrade sur leurs tracteurs, tendant leurs bras vers la capitale, ça fait mauvais genre!

Et les voilà encore une fois, les excédentaires, les masses de prolétaires en trop, les surnuméraires. Ni l'OTAN (qui a aussi refusé l'asile politique aux déserteurs serbes), ni l'Etat serbe n'en veut.

Chair à canon, oui. Bouche affamée, non.

L'article qui suit, illustre cette dernière situation. Il a été écrit par une écrivain serbe, restée à Belgrade pendant la guerre et qui a consigné ces quelques notes dans son journal de bord, lors de l'arrivée de ces affamés dans la capitale yougoslave. Personne n'en a parlé. Quelques rares mots en occident et peu d'images en Serbie: ces prolétaires n'existent pas.

Le point de vue de l'auteur importe peu ici. Ces notes illustrent simplement le fait que du côté des vaincus serbes, la guerre amplifie aussi le caractère excédentaire de ceux qui n'ont que leurs bras pour vivre.

«Hier soir, aux portes de Belgrade est arrivé le peuple qui n'existe pas. Il a obstrué les rues par de longues files d'autos et de tracteurs. Sur ces autos, sur ces charrettes, ces gens avaient chargé tout ce qu'ils possédaient. Ils étaient maintenant, enfin, arrivés au terme de leur long voyage. Ces gens sans retour et sans nom sont restés bloqués à l'entrée de la capitale sans qu'il ne leur soit permis d'aller plus avant: c'est ici que leur voyage se termine. La colonne de réfugiés, des serbes fuyant les villes kosovares qui passent sous contrôle de l'UCK, a commencé à se retirer avec l'armée. Ce peuple laisse derrière lui tout, absolument tout ce qu'il a gagné durant une vie entière. Officiellement, ces milliers de personnes n'existent pas, ce sont des fantômes, des revenants. D'eux, on ne parle pas, face à eux, on ferme les yeux.

Depuis leurs Mercedes équipées d'air conditionné, les fonctionnaires rient de ces fantômes. Ils nous confirment qu'ils n'existent pas, mais la nuit, calmement, ils essayent de convaincre la colonne de réfugiés de retourner d'où elle vient. Ils disent qu'il n'y a aucun danger pour eux, qu'il ne faut pas avoir peur et que maintenant, librement et spontanément, directement, "sur le champ", il faut repartir. Par ailleurs, ces gens affirment que c'est notre "armée nationale" qui leur a ordonné de partir! Sans doute, mais à Belgrade, on n'en veut pas parce qu'ils gâchent la célébration d'une grande victoire. Ces pauvres gens embarrassent tout le monde et tout particulièrement le régime de malfaiteurs qui veut désormais nous convaincre qu'il n'a rien fait.

Ces personnes dérangent également les sceptiques "patriotes de l'arrière" qui ont passé les journées de guerre à provoquer les clients des cafés absorbés dans leurs pensées devant leur capuccino, instiguant la haine nationaliste, appelant à la guerre totale, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un seul albanais vivant. Et, arrosant leurs paroles de coca-cola, ces turbo-serbes éprouvent maintenant de la nausée pour ces réfugiés. Ils disent qu'ils contamineront Belgrade, que ces gens appartiennent à la terre et non à l'asphalte, qu'ils n'ont rien à faire dans notre ville.

Le plus triste c'est que c'est vrai! Les gens qui ont abandonné leur terre, contraints de partir pour la ville, n'apportent rien de bon ni pour eux-mêmes ni pour la ville. Mais il n'y a rien d'autre à faire, ces gens existent. Indépendamment de ce que les informations officielles essayent de cacher, ils sont ici, face aux barrières, à moins de 10 km du centre-ville, et ils savent exactement qui les a chassés de leur maison, qui a frappé le premier et qui se fiche maintenant des conséquences. Ces gens sont des témoins indésirables, ils ont vu de leurs propres yeux les "actions héroïques" de notre police. Et qui désire maintenant les voir se promener en liberté et raconter leurs traumatismes, les crimes auxquels ils ont assistés? A qui peuvent bien servir ces témoins de notre "glorieuse bataille"? Voilà les conséquences de la politique patriotique du plus grand patriote de tous les patriotes serbes et du plus grand fils de la nation serbe; voilà comment se comporte cette ville que les habitants ont fui et où maintenant veulent entrer d'autres pauvres gens. Car c'est bien ainsi que s'est conservée cette ville durant cette dernière décennie, les meilleurs s'en vont parce qu'ils doivent s'en aller, et la ville ressemble chaque jour un peu plus à un village. Et même si elle ressemble à une bourgade embourbée dans la fange, ces gens doivent y entrer car ils n'ont pas d'autre choix.

Les spectres sont maintenant face à Belgrade et les gardes protègent la "ville dorée" afin de la préserver de la souillure du malheur humain. Aujourd'hui j'ai honte d'être belgradoise, j'ai honte de ma ville, de la ville que j'aime le plus au monde.»

(Biljiana Srbljanovic, Belgrade)

Qu'ils soient coincés sur des tracteurs à la frontière albanaise ou qu'ils attendent dans un embouteillage de charrettes à l'entrée de Belgrade, dans un camp comme dans l'autre, la guerre n'a que faire de ces prolétaires. Et ni les opérations humanitaires de l'OTAN, ni le patriotisme de la propagande serbe ne parviendront à cacher que la guerre capitaliste se fiche des nationalités et que c'est toujours le prolétariat qui est massacré.

La guerre au Kosovo ne s'est faite ni pour protéger la population contre des terroristes, ni pour libérer un peuple de son dictateur. Elle répond au besoin capitaliste de régénérer, par la destruction, un nouveau cycle de valorisation. Elle est déclenchée pour conquérir des marchés, abattre un concurrent impérialiste, et son rôle objectif est la destruction de l'être révolutionnaire en puissance que constitue le prolétariat.

* * *

Deuxième mouvement -

... hier, 25 camps de travail en Grande-Bretagne!

Comme nous venons de le lire, la seule chose qui importe au capital, c'est sa valorisation, quels que soient les sacrifices qu'elle entraîne. Aujourd'hui, comme hier, la crise contraint la bourgeoisie à dégorger le capital de ses surplus. Comme le docteur qui ferait une saignée à un patient, la bourgeoisie a besoin de faire une saignée au capital afin de lui permettre de reprendre son cycle de valorisation.

Anéantir les marchandises excédentaires est un besoin impérieux, et en premier lieu la force de travail surnuméraire, les masses de chômeurs, de sans-emploi, de sans-abri, d'affamés, de déshérités qui enflent de jour en jour.

Que faire de ces marchandises dont le capital ne veut plus?

On peut laisser les prolétaires mourir de faim et de maladies, les massacrer dans des guerres locales et «ethniques», ou encore, comme on va le voir ici, les enfermer dans des camps de travail forcé, c'est-à-dire des camps de concentration.

Et des camps de concentration, il y en a toujours eu et il y en a encore. A chaque fois que le besoin de se débarrasser de la marchandise force de travail commence à se faire sentir, on rassemble les prolétaires dans des camps et on les fait travailler. Il s'agit d'abord de les garder sous contrôle, d'empêcher qu'ils s'organisent contre le chômage et la misère grandissante. Il s'agit ensuite, comme c'est le cas aujourd'hui en Italie avec l'afflux massif de réfugiés albanais, de ne pas laisser dans la nature des milliers de prolétaires risquant de déséquilibrer la fragile paix sociale régnant encore dans le pays. Et il s'agit enfin, lorsque la guerre se généralise et que la mort elle-même se banalise, de liquider purement et simplement ces masses devenues inutiles, dangereuses et coûteuses. C'est ce qui s'est fait massivement un peu partout en Europe, il y a à peine 50 ans de cela.

* * *

Actuellement, nous en sommes aux premiers symptômes. Partout en Europe, on enferme les illégaux, les réfugiés, les boat-people. On propose la mise au travail forcé des chômeurs. On enferme massivement les prolétaires dans le sud de l'Italie, plus parcimonieusement en France, mais la violence est toujours la même: à Pescara, la marine italienne coule un bateau de réfugiés albanais, tandis qu'en Belgique les flics assassinent Semira Adamu en l'étouffant parce qu'elle refuse d'être expulsée.

Quelles que soient les époques et les endroits, concentrer les prolétaires excédentaires dans des camps et les terroriser est le premier symptôme du besoin d'une société qui s'apprête à détruire pour se régénérer.

Aujourd'hui, principalement en occident, la démocratie -un autre nom pour l'exploitation capitaliste- fonde sa justification sur l'antifascisme. Il s'agit de promotionner la mémoire des atrocités commises par le fascisme pour mieux assurer l'amnésie des crimes commis par le camp antifasciste (2). C'est en somme, banalement la démarche dont tout «vainqueur» est coutumier dans une guerre impérialiste. Le vainqueur ne fait jamais la publicité que des barbaries commises par le camp vaincu.

Voici pourtant, sur base d'informations tirées de l'édition du Sunday Times du 9 août 1998, un nouvel exemple de camps de travail construit avant la dite seconde guerre mondiale et dont il se peut que les «Nazis» se soient inspirés.

Entre 1929 et 1939, sous l'égide du gouvernement du très socialiste Ramsay MacDonald, quelques 25 camps de concentration seront construits dans les coins les plus reculés de Grande-Bretagne et plus de 200.000 jeunes sans-emploi y transiteront. Dans ces camps, on l'on séjournait trois mois minimum, les prolétaires étaient forcés de travailler 9 heures par jour, de creuser des trous, abattre des arbres et casser des cailloux pour faire des routes (3). Habillés d'uniformes similaires à ceux des prisonniers, ils vivaient dans des cabanes en bois, et du maigre salaire qu'ils touchaient étaient déduits leur nourriture et leur loyer. Tout qui refusait ces trois mois d'esclavage perdait aussitôt, et pour toujours, ses allocations de chômage.

L'idée géniale du Sieur MacDonald, socialiste d'avant-garde au service du capital, était de soumettre pendant trois mois les prolétaires sans emploi à des conditions de vie et d'esclavage telles qu'il leur passerait l'envie de refuser même les travaux les plus dégradants par la suite. Donc, de créer une situation telle que n'importe quel emploi serait préférable au sort réservé aux prolétaires dans ces camps.

La fin des années '20 et les années '30 furent des années de crise mondiale. En obligeant la force de travail excédentaire -les chômeurs- à rester mmobilisée par le travail forcé, les gouvernements cherchaient à dégager les villes de l'agitation qui commençait à y régner. La dite seconde guerre mondiale et l'envoi de milliers de ces prolétaires sur les fronts constituera le parachèvement de ce grand nettoyage. Mais, durant les dix années qui précèdent son déclenchement, tous les préparatifs se mettent en place. Les camps de concentrations anglais fournissent de la main d'oeuvre très bon marché et font considérablement chuter les chiffres du chômage. Le prolétariat est ainsi placé sous contrôle, enrôlé de force dans les camps de travail avant de l'être dans l'armée.

Bien que tous les rapports gouvernementaux de cette époque aient «disparu», certains prisonniers aujourd'hui âgés de 80 ans et plus confirment qu'il s'agissait bien de camps de travail forcé, d'esclavage et de terreur.

«L'expérience était inhumaine et dégradante. Avec le recul, je me rend compte que notre traitement n'était guère différent de celui infligé par les nazis.» se souvient W.Eccles qui passa trois mois dans le camp de Glenbranter lorsqu'il avait 18 ans.

«Seules les chaînes manquaient. Les responsables étaient odieux. C'était de l'esclavage. Ils se mettaient au dessus de nous et hurlaient et nous criaient de travailler plus dur, mais on travaillait dur de toute façon pour ne pas crever de froid. Personne ne voulait aller dans ces camps, mais on y était forcé», ajoute C.Ward, lui aussi interné en 1932 pour 3 mois de travaux forcés.

Cette politique, qui répondait au doux nom de New Deal (une appellation reprise un peu plus tard aux USA sous Roosevelt), a tout récemment été remise au goût du jour en Grande-Bretagne par le très socialiste anglais Tony Blair.

Le New Deal de Blair, c'est un plan qui prévoit que tous les sans-emploi de moins de 25 ans perdront leurs allocations de chômage s'ils refusent les propositions d'emploi qui leur sont faites. C'est-à-dire que quels que soient le salaire et les conditions de travail que l'on vous propose, il n'est plus question de refuser ou d'émettre une revendication.

Hier comme aujourd'hui, se taire et accepter, telle est la règle, sous peine de mourir de faim.

Hier et aujourd'hui, les mêmes causes capitalistes produisent les mêmes camps...

Que ce soit en Italie, en Israël, ou peut-être bientôt à nouveau en Grande-Bretagne, le souci de l'Etat est toujours le même: contraindre par la terreur le prolétariat à subir sans broncher les attaques successives de ce système de misère et de mort.

S'il pouvait nous jeter à la mer, il y a longtemps que nous servirions de nourriture aux poissons. Mais on ne peut décemment pas nous jeter à la mer (4), alors, on nous enferme dans des camps de concentration, de travail, de réfugiés, de déplacés, des centres fermés,... On nous coupe les vivres et on nous rend dociles et imbéciles afin que nous partions, la fleur au fusil, pour le prochain carnage généralisé.

Mais, nous, les prolétaires aujourd'hui dévalorisés, appauvris, massacrés, sacrifiés sur l'autel de la valeur, nous ne sommes pas impuissants. Partout dans le monde, de façon sporadique et non centralisée notre classe résiste, se rebelle, déserte, sabote,...

Nous sommes riches de l'expérience historique de notre classe. Réapproprions-nous la mémoire collective de nos luttes d'hier et centralisons nos combats d'aujourd'hui. Organisons-nous pour mettre fin à ce système qui se nourrit de notre chair et de notre sang!

Nous ne sommes excédentaires que pour le capital; pour le communisme, «prolétaires» rime avec «révolutionnaires»!

Détruisons le monstre qui nous détruit!

Mort au capital!

Vive le communisme!

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Notes :

1. Bien sûr, les chefs d'Etat des pays membres de l'OTAN justifient le faible taux d'accueil: ce serait faire le jeu de Milosevic que de garder «chez soi» ces kosovars dont la grande Serbie veut précisément se débarrasser, déclarent ces hypocrites.

2. Cf. les camps de concentration du Front Populaire français, ceux de l'Espagne républicaine ou encore ceux où furent enfermés tous les japonais d'Amérique du nord...

3. A la même époque, en Irlande, les prolétaires affamés sont contraints de construire des routes qui ne mènent nulle part dans le seul but de les empêcher de réfléchir à la faim qui les tenaille. Ces routes furent surnommées «famine roads».

4. Quoique la proposition ait été émise par le gouvernement israélien qui voulait se débarrasser des «palestiniens».

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CE49.4.1 Nous soulignons:

Quand la crise fait rimer prolétaires avec excédentaires