Nous publions ici un tract du groupe ouvrier de Côme‑Landini/Massey Ferguson (Italie). A plusieurs reprises, dans notre presse, nous avons sou­ligné une carence grave dans la situation actuelle : le manque de liaisons internationales entre minorités révolutionnaires. Nous avons fréquemment in­sisté sur le besoin pressant de mettre en place un réseau d'information, de diffusion et de solidarité concrète pour commencer à unifier au niveau in­ternational la tendance, encore faible aujourd'hui, à la reprise proléta­rienne. Nous pensons qu'il est temps de formaliser un début de liaison avec un bulletin international ouvert aux groupes de prolétaires en lutte. Tout en travaillant à ce que convergent les forces pour une telle initiative, nous continuons à prendre en charge nous‑mêmes, avec les faibles moyens dont nous disposons, la traduction/reproduction de matériaux qui expriment la vie politique de la classe ouvrière.

Le présent tract est une émanation du mouvement qui a donné naissance à la plate‑forme de la coordination ouvrière de1980 à Milan. Le groupe ou­vrier de Côme a participé à cet effort de centralisation des groupes d'usi­nes (cf." Le Communiste" n°8 pour plus d'informations). La continuité avec cet effort, nous la voyons dans l'expression claire du défaitisme révo­lutionnaire à l'égard de l'économie nationale; dans la lutte résolue contre les sacrifices, les syndicats et leur démocratie; dans la formulation de mots d'ordre classistes généralisables et dans les appels à l 'organisation. Nous partageons dans ses grandes lignes l'analyse des camarades de Côme. La portée de cette analyse, dépasse de très loin le cadre contingent d'une seule usine ou d'un seul pays .C'est pourquoi nous lui ouvrons nos colonnes comme contribution au débat qui doit se mener entre groupes ouvriers d'avant‑garde sur le contenu et les méthodes de l'intervention révolutionnaire à l'heure actuelle..

 

 L A  M A S S E Y ‑ F E R G U S ON

 E T  L A  C R I S E

Ces dernières années, la M.F a dû restructurer continuellement presque toutes ses usines dans le monde et parfois les a fermées : licenciements et fermeture en Ecosse et en Argentine, fermeture du secteur "movimento terra" en Italie et licenciements, abandon des actions dans la Mottor - Iberica espagnole, vente (?) de l'établissement de Ravenna au groupe SIMEL, et encore réduction d'activité et restructuration an Canada, aux USA, en France, en. Pologne, au Brésil, etc.

POURQUOI TOUT CELA?

La première chose qui saute aux yeux, c'est que la crise ne touche pas seulement la M‑F, mais tout le secteur des véhicules industriels et agricoles, et plus généralement l'économie mondiale tout entière.

Le marché des engins agricoles a connu en 1980 une chute de production de 40% aux USA, 20‑25% en Europe et 10‑15% en Italie. Evidemment, ceci ne pèse pas uniquement sur la M‑F: par exemple, la Fiat‑Allis a licencié 1600 ou­vriers en 1980.

En second lieu, la M‑F, comme en fait l'ensemble du capital mondial, a mon­tré qu'elle avait le "coeur dur" avec les ouvriers, à la différence de "nos syndicalistes" qui s'attendrissent facilement sur le sort de l'économie na­tionale. Ainsi, pendant que le syndicat durant des années, a tenu un dis­cours de productivité, de compréhension pour les difficultés des entrepri­ses, de sacrifices, les patrons sont passés à l'action, faisant porter les effets de la crise sur les travailleurs, sans distinction de sexe, de race et de nationalité, et poursuivant leur objectif fondamental : augmenter l'exploitation de la force de travail, abaisser les coûts de production pour extraire  plus de plus‑value et continuer à reproduire les conditions né­cessaires pour l'accumulation du capital avec l'appui déterminant de l'Etat. Les lois objectives de la société capitaliste ont poussé les entreprises à se restructurer, en réponse à l'aiguisement de la concurrence, comme con­tre - tendance à la baisse massive du taux de profit ces dernières années. Tout ceci pour les ouvriers signifie augmentation des cadences, dégradation des conditions de travail, licenciements et diminution du salaire réel aussi à cause de l'augmentation de la concurrence sur le marché de la force de tra­vail (augmentation du chômage), diminution de la consommation individuelle, dégradation des services sociaux fournis par l'Etat pour augmenter les "enveloppes" versées aux patrons (cf. la loi 675 de 1980).

 

L'HISTOIRE EST FAITE DE FAITS CONCRETS !

Face à tout cela, le Syndicat cultive l'idée d'un nouveau développement. Aux fables sur le "contrôle ouvrier sur les investissements", sur le "nouveau modèle de développement" comme contre ‑partie aux sacrifices, il rajoute les nouveaux mythes sur la qualification et sur les cadres intermédiaires à conquérir au Syndicat et à l ' "hégémonie ouvrière" comme prétendu terrain d'avancée pour la classe ouvrière et la démocratie syndicale. Mais la réali­té quotidienne, l'histoire des faits concrets, balaie cet océan de bavarda­ges et fait apparaître les contradictions et les mystifications de la propa­gande bourgeoise et de ses hérauts plus ou moins masqués; elle met en lumiè­re le développement anarchique et inégal où tout est sacrifié au dieu ‑profit. Il n'y a pas un pays au monde, pas un "paradis capitaliste" ni même un sim­ple patron qui puisse garantir la stabilité et la sécurité à ses ouvriers.

La multinationale M‑F ne fait certes pas exception; ses contradictions in­ternes et les effets désastreux sur la classe ouvrière des 32 pays dans lesquels. Elle est présente nous montre la logique inexorable du profit et du marché capitaliste, "paradis"‑pour les seuls exploiteurs.

Et seuls les opportunistes "endurcis" de tous les pays ont intérêt à cacher cette réalité; ce faisant, ils donnent un coup de main à leurs bourgeoisies respectives dans la course au pillage et à la destruction, suscitant dans les classes inférieures des sentiments nationalistes pour les pousser dans la guerre impérialiste, boucherie qui a comme but la destruction d'immenses quantités de forces productives dévalorisées par la crise et la création des conditions générales d'une nouvelle phase d'accumulation capitaliste.

Voilà la tendance réelle qu'aujourd'hui le M‑F nous fait toucher du doigt.

 

LA CLASSE OUVRIERE FACE A LA CRISE.

 

Que dire par ailleurs de la tentative mesquine des opportunistes du monde entier d'opposer l'intérêt immédiat de l'ouvrier polonais à celui de l ' ou­vrier italien; américain ou français? C ' est la crise elle‑même dans son évo­lution qui nous montre que l'antagonisme n'est pas entre ouvriers de diffé­rents pays, mais bien entre patrons d'un côté et exploités de L'autre. Voi­là la dure réalité à laquelle la classe ouvrière se trouve confrontée! La crise ferme progressivement les portes des solutions individuelles parfois possibles auparavant en cas de licenciement ou de chômage technique (qui dans le cas de la M‑F sent le futur licenciement).

Combien d'ouvriers de la M‑F de Côme ou de Ravenna ont‑ils pensé pouvoir trouver une place dans une usine ou un travail au noir? Et, même s'ils le trouvaient, combien de temps cela durerait‑il avant de se trouver de nouveau sans travail? Combien d'ouvriers d 'Aprilia peuvent avoir l'illusion de trou­ver même une solution provisoire de ce type? Le problème devient de plus en plus un problème de classe, qui ne peut se trouver une issue qu'en partant de la conscience de la nécessité de rompre avec l ' opportunisme de tout genre personnel ou organisé, pour sortir du cercle infernal des solutions au­ jour le jour. A ce propos, nous refusons d'entendre les cris des opportunis­tes qui "se déchirent les vêtements" en jurant qu'ils sont contre le capita­lisme mais qu'aujourd'hui ''on ne peut rien faire d'autre que de l'accepter et d'essayer de le rendre plus humain", agitant en plus l'épouvantail de l'involution autoritaire. C'est entièrement faux! Aujourd'hui, moins que ja­mais, il n'y a pas de solutions intermédiaires : ou avec les ouvriers et donc contre le capitalisme, ou avec les patrons et donc contre les ouvriers.

 

SACRIFICES ET DEMOCRATIE SYNDICALE

 

Cette situation tranchée nous oblige aujourd'hui à faire le point sur les structures organisationnelles de la classe ouvrière à partir de celles des usines. Les C.d.F. (NDR : conseils d'usines), même s'ils sont élus par les travailleurs, sont de plus en plus les instruments, les jambes sur lesquel­les les partis (PCI, PSI, PDUP, DP et même la DC) se meuvent dans le prolé­tariat; plus que cela, ils sont les propagateurs de la politique de coges­tion des confédérations syndicales. Le rôle actuel du syndicat est de mar­chander les intérêts de la force de travail, de plus en plus appauvrie,  pour rendre ses poussées de lutte compatibles avec les exigences patronales.

Voici ce que proposent les syndicats depuis des années : 

‑ compression des salaires ‑ augmentations hiérarchisées, privilégiant les hauts salaires ‑ mesures pour abaisser le coût du travail ‑ meilleure utilisation de la force de travail pour augmenter la productivi­té ‑ mobilité interne en fonction de la spécialisation (enterrée, inexistante) ‑ mobilité externe jusqu'à 50 kms (mais les ouvriers d'Aprilia savent, que c'est illimité) ‑ lutte massive contre l'absentéisme.

Ces derniers mois, ils ont atteint le sommet de cette logique : avec la pro­position de retenir 0,5% sur le salaire, ils veulent affirmer le critère que les ouvriers doivent financer les patrons. Voilà les "Victoires" du syndi­cat; victoires qui, comme celle de la FIAT, n'existent que dans la tête des leaders syndicaux, parce que dans l'usine la réalité est tout autre.

Cette logique a été et reste présente à la M‑F. En effet, les ouvriers du groupe se rappelleront le nombre d'heures de grève au moment du transfert du secteur "movimento terra" à l'Hanomag, avec le trou que cela a créé à Aprilia, et le syndicat qui a accepté la ligne patronale en donnant carte blanche à la M‑F pour réduire le personnel avec les moyens désormais clas­siques : retraite anticipée, primes de départ volontaire, mobilité externe, chômage technique. Voilà la victoire du syndicat! Autre bon exemple, ré­cemment, avec le blocage de la production "pour inventaire" : en réalité, la M‑F avait besoin de réduire la production à cause de la chute des ven­tes. Le syndicat et la coordination se sont, débrouillés pour que ce besoin de la M‑F soit satisfait, en le faisant passer pour une "nécessité pour les ouvriers" obligés de prendre sur les jours de congé.

Notre proposition était de négocier, mais la FLM et la coordination a­vaient déjà signé l'accord, mettant tout le monde devant le fait accompli, alors que la majorité des travailleurs avait exprimé son refus d'un tel accord. Bel exemple de "démocratie syndicale". Enfin, quelle position a prise le syndicat face à la demande de chômage technique du groupe? Il a passivement accepté! Où sont passées les conquêtes que vante le syndicat sur le droit à l'information si, de fait, il accepte le chômage tech­nique sans savoir ce que nous réserve le futur et qui arrivera en 198I? Pourquoi est‑ce seulement maintenant que nous sommes mis au courant que la M‑F ne verse plus depuis longtemps ni les contributions INPS, ni l'argent retenu pour les cartes syndicales?

 

QUE FAIRE ALORS?

 

La situation actuelle de crise économique, la politique de la bourgeoisie et celle des opportunistes, imposent de travailler à deux niveaux étroite­ment liés entre eux, partant de notre condition de petit groupe local, mais avec la conviction d'agir dans la seule direction cohérente avec les intérêts du prolétariat

au premier niveau, comme communistes révolutionnaires, en se plaçant donc au niveau d'affrontement politique général avec le système de domi­nation bourgeoise, en termes d'approfondissement de la réalité et de propagande générale dans l'effort de construction d'une organisation po­litique des révolutionnaires et la croissance de la conscience de classe au niveau de masse;

au deuxième niveau, en tant qu'ouvriers, en cherchant à définir une li­gne d'opposition à l'offensive du capital et aux éternelles abdications  des CGIL‑CISL‑UIL, en refusant la logique des sacrifices et de la coges­tion, et en donnant des objectifs conformes aux intérêts réels du pro­létariat aujourd'hui, en organisant, là où c'est possible, des moments autonomes de la lutte.

Cette double perspective débouche aujourd'hui, dans notre cas aussi, sur le mot d'ordre clair, concret et généralisable : REDUCTION CONSISTANTE DU TEMPS DE TRAVAIL ET SALAIRE GARANTI A 100% POUR LES LICENCIES ET LES CHOMEURS.

Seuls de tels objectifs peuvent, d'un côté réellement contrer l'attaque qui nous est faite, et de l'autre, jouer le rôle de point de référence pour les millions de chômeurs et de jeunes à la recherche d'un premier em­ploi; ces objectifs représentent l'amorce d'une réelle inversion de tendance face à l'actuelle destruction de l'unité de classe, non pour la re­construire sur les mêmes bases que les dernières décennies, mais pour des contenus qui adhèrent véritablement aux intérêts immédiats et historiques de, la classe ouvrière.

Certains nous diront que ce sont là des objectifs d ' offensive qui deman­dent un rapport de force plus favorable au prolétariat qu'aujourd'hui. A ceux‑là, nous répondons que les rapports de force ne dépendent pas d'une volonté divine, mais qu'ils construisent justement sur la base d ' objec­tifs compréhensibles au niveau de masse et cohérents avec les exigences ouvrières. 

Il  s 'agit de bien autre chose que des sacrifices ou de la productivité!

La réalité c'est que la réduction du temps de travail et le salaire garantis sont des objectifs qui présupposent un affrontement nécessaire avec le patronat et l'appareil bourgeois; chose que, bien évidemment, "nos" syndicalistes ne peuvent soutenir, non parce qu'ils ont peur ou qu'ils sont 'irresponsables", mais parce que leurs intérêts n'ont rien à voir avec ceux de la classe ouvrière.

Pour nous, aujourd'hui déjà, ces objectifs sont dans la perspective de la lutte pour le socialisme.

 

GROUPE OUVRIER LANDINI M‑F ‑ COME

le 15 décembre 1980

 

FRANCE : LE PCF ET L'IMMIGRATION.

 

Certains s'étonnent encore de la violence avec laquelle le PCF est passé à l'action directe contre les travailleurs immigrés. On oublie que ce parti a une longue tradition de chauvinisme et de terrorisme au service de l'ordre bourgeois. De plus, le racisme exacerbé, la pratique cynique de délation, de flicage, etc. dont fait preuve le PCF, n'est que la partie la plus spectaculaire de l'offensive capitaliste ‑ tous partis et syndicats confondus ‑ contre la frange immigrée de la classe ouvrière en France. Cette offensive n'est elle‑même que le fer de lance d'une attaque plus vaste qui vise le prolétariat dans son entier. C'est ce que montre le tract suivant  dont nous publions de larges extraits ‑ d ''Union Proléta­rienne" (groupe d 'information et d'action pour l 'unité de classe des travailleurs immigrés et français).

 

STOLERU, MARCHAIS, S'UNISSENT POUR NOUS DIVISER

ORGANISONS LA RIPOSTE AUX ATTAQUES DE L'ETAT!

 

Pendant que les flics multiplient les rafles,  les expulsions (Marseille, Ly­on, Paris), les assassinats d ' immigrés ,le PCF ne reste pas inactif. A Vitry, avec l 'agression ‑commando contre le foyer des travailleurs maliens, à Bagno­let en expulsant les ouvriers des foyers ‑ hôtels, à Saint‑Denis en recevant à coups de poings et d'injures racistes une délégation des résidents en lutte expulsés du foyer Romain Rolland, dans toutes ses municipalités et partout, le PCF lance son offensive ultra ‑réactionnaire et chauvine contre les ouvriers immigrés pour diviser, affaiblir et réprimer le prolétariat.

_Le PCF attaque les ouvriers sur un terrain où les conditions de lutte ne cessent de mûrir avec la crise aiguë du logement. Il prend comme première cible la frange immigrée du prolétariat car ceux‑ci se sont montrés les premiers à se battre et à remettre en cause les conditions de logement dans lesquels ils sont parqués, que ce soit contre les bidonvilles ou les foyers ‑prisons, et qui pour mener cette lutte se sont organisés en dehors et contre l'encadrement syndical et bourgeois en générale Par ses agressions le PCF montre qu'il est lui‑même parmi les ORGANES D'ETAT LES PLUS APTES à se charger du renforcement du contrôle de l'immigration et de l'offensive bourgeoise pour l'arrêt de l'immigration. MARCHAIS et STOLERU se divisent le travail, l'un pour expulser les immigrés des municipalités, l'au­tre pour les expulser du territoire. Tout comme le PC se trouve parmi les pre­miers à réclamer à corps et à cri l'augmentation des effectifs de flics dans les banlieues ouvrières, dans le métro, pour le renforcement du contrôle de la classe ouvrière dans son ensemble.  A un moment où la crise du logement est de plus en plus aiguë, où les loyers ne cessent de monter, où le nombre de familles expulsées augmente sans arrêt, le PC en bon défenseur de la propriété se met en branle pour attaquer ouverte­ment les ouvriers, diviser, et maintenir tout son encadrement que ce soit par ses milices municipales, les syndicats et les amicales:

Aujourd'hui dans les cités ouvrières, le PC propose des mots d'ordre bidon de grève d'un mois des loyers comme à la cité des 4000 alors que personne ne paie le loyer depuis longtemps, dans le but de faire reprendre le plus rapidement le paiement des loyers.

Que ce soit dans les foyers ou dans les cités, dans les usines ou à la rue,

qu'ils soient immigrés ou français, tous les ouvriers sont confrontés à la mê­me exploitation, aux conditions de vie de plus en  plus dures

Confrontée aux mêmes problèmes, dans la question du logement comme dans la

lutte contre l'exploitation en général, la lutte des prolétaires ne peut se

mener qu'en dépassant toute concurrence entre ouvriers, créée par le capital

et renforcée par la crise. Nous devons nous organiser par dessus les barriè­res de droits, de statut, de nationalité, entre chômeurs et actifs, entre in­térimaires et fixes  pour mener la lutte sur la base de nos intérêts communs.

Le droit au logement? Nous l'avons déjà, ce qui n' empêche nullement la bour­geoisie d'organiser ses milliers d'expulsions, d'entasser les ouvriers dans des cages à lapin, dans des foyers ‑prisons.

La bourgeoisie et tous ses partis (PC‑PS entre autres) cherchent par tous les moyens à accentuer la division entre nous, à séparer et isoler les luttes de la classe ouvrière, les écraser tour à tour et empêcher ainsi le développement des mouvements, des organisations, des revendications qui unifient et ré­pondent aux besoins du prolétariat.

Pour tous les ouvriers c'est la même lutte à mener contre la bourgeoisie, com­me le montre l'exemple du logement où il est de l'intérêt de tous les prolétaires d'organiser LA GREVE ILLIMITEE DES LOYERS et non de réclamer un loyer

"juste", de demander tel ou tel statut de locataire alors qu'il s'agit de re­jeter ces conditions de vie et de logements pourris!

Partout il y a des milliers de logements vides, à Paris c'est au moins 100.000 logements vides, inlouables à cause de leurs loyers trop élevés, et qui ser­vent en même temps à maintenir les loyers élevés. CE SONT DE TELS LOGEMENTS QUE NOUS DEVONS OCCUPER ! 

Pour plus d'informations, voir Parti de Classe n°3


CE9.4 Correspondance