"C'est la canaille? Eh bien j'en suis!"

(La Commune de Paris, 1871)

Il y a plus d'un siècle, alors que la bourgeoisie traitait déjà les prolétaires excédentaires de "canaille", ceux-ci répondirent en affirmant par l'insurrection leur propre mépris de cette société qui n'a que la misère à leur offrir.

Aujourd'hui, la société capitaliste nous parque et nous entasse dans des cités-poubelles où la misère brutale et l'ennui règnent en maîtres absolus. Elle traite la main-d'oeuvre immigrée qu'elle a exploitée durant des décennies et ses enfants comme une sous-catégorie sociale, comme le rebut du fier ordre républicain, comme de la canaille,... comme de la racaille.

"C'est la racaille? Eh bien j'en suis!"

(Paris, Lyon, Lille, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Evreux, Nice, etc, etc, 2005)

Prolétaire, c'est la propriété privée qui est la cause de ta misère, de ton exploitation, des assassinats, des "bavures", de la tôle et des expulsions au quotidien, il s'agit à présent d'attaquer réellement la propriété privée, au-delà du foutage de bordel dans ta zone. L'Etat fait tout pour te maintenir dans la banlieue: distances, transports, flics, assistants sociaux et autres socio-flics de "proximité", abrutissement scolaire et sportif...

Franchis ces cordons sanitaires, sors de la banlieue! Regardes à Lyon: les prolétaires sont descendus dans le centre-ville... et ils ont eu raison. C'est là que siègent les institutions qui décident de notre sort, c'est là que sont mises en oeuvre les mesures de répression, c'est là que sévissent les tribunaux, c'est là que s'étale la richesse clinquante accumulée sur le dos des prolétaires. Vois tes frères de classe à New-Orleans qui comme toi ont vidé les magasins, vois en Argentine: ils sont sortis de leurs quartiers pour tout bloquer, attaquant directement la circulation du capital!

Les politiciens en place ou de rechange, de droite comme de gauche, les journalistes et autres diseurs de mensonges officiels, les assos, les crapules arrivistes de "Banlieue Respect", les imams... tous tentent de faire croire que la démission de tel salopard de ministre, la participation en masse aux prochaines élections pourraient changer les choses... Tous tentent d'acheter notre docilité citoyenne pour mieux nous mener à l'abattoir.

Et toi prolétaire qui a un boulot "stable", toi qu'on dit avoir pris "l'ascenseur social", n'oublie pas que l'exploitation croissante ou le chômage t'attendent à tous les étages, et déjà les CRS à l'étage de ta future révolte. Ne rejoins pas aujourd'hui l'Etat dans son mépris de "la racaille".


Aux divisions que l'Etat tente de nous imposer,

jeunes/vieux, banlieusards/citadins, immigrés/français de souche... répondons d'une seule voix:

"C'est la racaille?... Eh bien, nous en sommes tous!"


La véritable liberté ne naîtra que sur les cendres

de cette société qu'il faut détruire intégralement!


A la violence de l'Etat, opposons la violence prolétarienne!

Sortons des banlieues, organisons-nous pour attaquer la propriété privée et la circulation du capital!


Groupe Communiste Internationaliste (GCI)

BP 33 - Saint-Gilles (BRU) 3 - 1060 Bruxelles - Belgique - icgcikg@yahoo.com
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Camarade, n'hésite pas à reproduire tout ou partie de ce tract, il est l'expression d'une classe qui vit, qui lutte pour supprimer sa propre condition d'esclave.